L'essentiel
  • Une certification se place dans la rubrique « Formations et certifications », et se répète en une ligne dans « Compétences » quand elle colle au poste visé.
  • La bonne formule tient en quatre éléments : nom exact, résultat (score ou niveau), organisme, année. Exemple : « TOSA Excel — 742/1 000, niveau avancé (Isograd, 2026) ».
  • Traduisez le résultat pour le recruteur : niveau TOSA (initial à expert) ou niveau européen A2 à C2 pour les langues.
  • Une formation en cours s'indique, avec le mot « en cours » et la date d'examen prévue : jamais comme si elle était acquise.
  • Un employeur peut vérifier : le certificat TOSA porte un code vérifiable en ligne, et ETS confirme un score TOEIC pendant 2 ans après le test.
Expliqué simplementMême à 12 ans, on comprend

Au judo, dire « je fais du judo » ne dit pas grand-chose : c'est la couleur de ta ceinture qui montre ton niveau. Sur un CV, c'est pareil : écrire « je connais Excel » ne suffit pas, il faut montrer ta « ceinture », c'est-à-dire ton score ou ton niveau. Il faut aussi dire qui te l'a donnée et quand, comme le club qui signe ton passeport de judoka. Et si tu prépares encore ta ceinture, tu peux le dire, mais sans faire croire que tu l'as déjà.

« Je mets mon TOSA dans les formations ou dans les compétences ? », « Ma formation n'est pas finie, je peux déjà l'écrire ? », « Mon TOEIC date de trois ans, il compte encore ? » Ce sont des questions que l'on nous pose très souvent à la fin d'une formation. C'est logique : vous avez passé des heures à vous former, puis un examen. Il serait dommage que la certification reste dans un tiroir ou se perde au bas du CV. Voici comment la rendre visible, lisible et crédible, avec des exemples prêts à adapter.

1. Dans quelle rubrique placer une certification ?

Un CV classique comporte quelques grandes parties : le titre, les coordonnées, la formation, l'expérience, les compétences et les centres d'intérêt. Euroguidance France, le réseau public d'information sur la mobilité, rappelle qu'on y précise les diplômes, les formations et leurs dates, et que dans la partie compétences « on peut détailler les certificats obtenus et les références ». Une certification a donc deux places possibles, qui ne s'excluent pas.

Votre situationOù la mettrePourquoi
La certification est exigée ou citée dans l'annonceDans le titre ou l'accroche du CV, puis dans « Formations et certifications »Le recruteur la cherche : il doit la voir en quelques secondes
Vous avez peu d'expérience ou vous changez de métier« Formations et certifications » en haut, avant l'expérienceC'est votre preuve la plus récente pour le nouveau métier
Vous avez une longue expérience dans le même domaine« Formations et certifications » après l'expérience, et une ligne dans « Compétences »L'expérience reste votre argument principal ; la certification la confirme
Certification de langue (TOEIC, LILATE, CLOE…)Rubrique « Langues », avec le niveau européenC'est là que le recruteur regarde votre niveau d'anglais ou d'espagnol
Certification bureautique ou numérique (TOSA, ENI, ICDL)Rubrique « Compétences numériques » ou « Informatique »Elle remplace avantageusement « bonne maîtrise du Pack Office »

Une rubrique nommée simplement « Formations et certifications » fonctionne bien quand vous avez à la fois un diplôme ancien et des certifications récentes : tout est réuni au même endroit, du plus récent au plus ancien.

2. Comment l'écrire : la formule en quatre éléments

Une ligne de certification efficace répond à quatre questions : quoi, quel résultat, qui l'a délivrée, quand. Gardez le nom exact de la certification, sans le traduire ni l'abréger à votre façon, et expliquez les sigles qu'un recruteur pourrait ne pas connaître (Euroguidance conseille d'« éviter les sigles ou les expliciter »). Les exemples ci-dessous sont fictifs : remplacez les scores par les vôtres.

CertificationÀ éviterExemple bien rédigé
TOSA« TOSA Excel »TOSA Excel — 742/1 000, niveau avancé (Isograd, mars 2026)
ENI« Certifié Word »Certification ENI Word — niveau opérationnel, 640/1 000 (2026)
ICDL (ex-PCIE)« PCIE »ICDL PowerPoint, niveau Standard — réussi (2026)
TOEIC« Anglais : TOEIC »Anglais professionnel : niveau B2 — TOEIC 4 compétences (ETS, juin 2026)
LILATE« LILATE ok »Anglais : niveau B2 — certification LILATE, test d'aptitude à travailler en anglais (2026)
CLOE« CLOE espagnol »Espagnol : niveau B1 — certification CLOE des CCI (2026)

Vous pouvez ajouter, en petit, le numéro d'enregistrement de la certification au Répertoire spécifique ou au RNCP (par exemple « RS7256 » pour le TOSA Excel). Ce n'est pas obligatoire, mais cela montre qu'il s'agit d'une certification officiellement enregistrée par France compétences, que chacun peut retrouver en ligne. La différence entre ces deux répertoires est expliquée dans la question « RNCP ou Répertoire spécifique : quelle différence ? ».

Le bon réflexe Ajoutez sous la ligne une courte preuve d'usage : « Tableaux de suivi des commandes avec tableaux croisés dynamiques » ou « Échanges écrits quotidiens avec des clients anglophones ». Le recruteur voit alors à quoi sert concrètement votre certification.

3. Score, niveau, niveau européen : traduire pour le recruteur

Un chiffre seul parle peu à quelqu'un qui ne connaît pas la grille. Ajoutez toujours le niveau en mots.

Pour le TOSA, Isograd publie une échelle unique de 1 à 1 000 : initial (1 à 350), basique (351 à 550), opérationnel (551 à 725), avancé (726 à 875) et expert (876 à 1 000). Pour les outils bureautiques (Excel, Word, PowerPoint, Outlook…), la certification est obtenue à partir de 351 points ; pour les autres thèmes, à partir de 551. En dessous, vous recevez une attestation de passage, pas un certificat : sur le CV, écrivez alors « attestation » et non « certification ». Pour savoir quel score viser selon le poste, voyez notre fiche Score TOSA Excel : quel niveau viser.

Pour les langues, le repère commun est le Cadre européen commun de référence (CECR), de A1 à C2. C'est lui que les recruteurs comprennent le mieux, quelle que soit la certification passée :

NiveauCe que cela veut dire au travailFormule pour le CV
A2Se présenter, comprendre une demande simple« Anglais : niveau élémentaire (A2) »
B1Accueillir, renseigner, écrire un e-mail simple« Anglais : niveau intermédiaire (B1) »
B2Participer à une réunion, suivre un appel client« Anglais professionnel : niveau B2 »
C1Négocier, rédiger des documents détaillés« Anglais courant : niveau C1 »
C2Maîtrise proche d'un locuteur natif« Anglais : maîtrise complète (C2) »

Évitez les mots flous comme « bon niveau », « notions » ou « bilingue » s'ils ne sont pas appuyés par un résultat. Pour choisir entre deux certifications de langue, lisez TOEIC ou LILATE : quelle certification d'anglais choisir.

4. Formation en cours : comment l'indiquer honnêtement

Vous pouvez parfaitement mentionner une formation que vous suivez en ce moment : elle montre que vous avancez. La seule règle est de ne jamais laisser croire que la certification est déjà obtenue. Trois formulations simples :

En entretien, une formation en cours est même un bon sujet : vous pouvez dire ce que vous avez déjà appris et comment vous organisez votre temps. Si vous vous formez à côté de votre emploi, notre guide Se former en travaillant donne des repères concrets.

À ne jamais faire Arrondir un score à la hausse, transformer une attestation de passage en certificat ou indiquer un niveau que l'examen n'a pas validé. Ces informations se vérifient (voir plus bas), et une incohérence découverte après l'embauche abîme la confiance bien plus qu'un score modeste écrit honnêtement.

5. Ancienne certification : est-elle encore valable ?

La réponse dépend de la certification. Voici ce qu'indiquent les certificateurs eux-mêmes :

CertificationDurée de validitéCe que nous conseillons sur le CV
TOSAValable à vie ; Isograd estime toutefois à 3 ans la durée d'obsolescence du scoreIndiquez toujours l'année ; au-delà de 3 ans, envisagez de la repasser si le logiciel est central dans le poste
TOEICETS ne réédite et ne confirme les résultats que pendant 2 ans après le testUn score de plus de 2 ans reste un indice, mais l'employeur ne pourra plus le faire confirmer
CLOEValable à vie selon les CCI, mais il reflète le niveau au jour de l'examenIndiquez l'année et, si vous pratiquez toujours, ajoutez un exemple d'usage récent

Une ancienne certification n'est jamais à cacher : elle prouve que vous avez déjà atteint un niveau. Mais si elle date et que la compétence est au cœur du poste, une nouvelle certification à jour devient un vrai argument. Les certifications que nous présentons sont décrites sur nos fiches formation Excel, formation anglais et formations bureautique.

6. Pouvoir prouver : ce qu'un employeur peut vérifier

Un recruteur peut vouloir s'assurer qu'une certification est réelle. Mieux vaut l'anticiper et avoir les preuves sous la main :

Sur votre profil professionnel en ligne (LinkedIn par exemple), une rubrique dédiée aux licences et certifications permet d'indiquer le nom, l'organisme, la date et, le cas échéant, l'identifiant du certificat. Reprenez exactement la même formulation que sur votre CV : un recruteur compare souvent les deux.

7. En parler en entretien : la phrase qui fait la différence

Sur le CV, la certification ouvre la porte ; en entretien, c'est vous qui lui donnez du sens. Une méthode simple en trois temps : le résultat, ce que vous savez faire, un exemple.

Exemple « J'ai obtenu 742 au TOSA Excel cette année, c'est le niveau avancé. Concrètement, je construis des tableaux croisés dynamiques et j'utilise RECHERCHEV : dans mon dernier poste, j'ai automatisé le suivi mensuel des commandes, ce qui faisait gagner une demi-journée par mois à l'équipe. »

Préparez la même phrase pour chaque certification importante. Si l'on vous demande pourquoi vous l'avez passée, reliez-la à votre projet : « Je voulais prouver un niveau, pas seulement le dire. » La question « TOEIC, TOSA, ICDL : quelle valeur pour un employeur ? » rassemble d'autres retours sur la façon dont les recruteurs les regardent.

Liste de vérification avant d'envoyer votre CV

Questions fréquentes

Faut-il joindre le certificat à sa candidature ?

Ce n'est pas nécessaire au premier envoi : la ligne sur le CV suffit. Gardez le PDF prêt et envoyez-le si le recruteur le demande, ou joignez-le quand l'annonce exige explicitement une certification.

J'ai eu un score faible : vaut-il mieux ne rien mettre ?

Pas forcément. Un TOSA à 450, niveau basique, reste une certification qui prouve des bases solides, utile pour un poste où le logiciel est secondaire. Si le poste exige un niveau plus élevé, mieux vaut ne citer que la formation suivie et viser une nouvelle certification.

Une certification passée avec le CPF a-t-elle moins de valeur ?

Non. Le mode de financement n'apparaît pas sur le certificat et ne change rien au résultat : c'est le même examen, le même barème et le même certificateur. Ce qui compte pour l'employeur, c'est le niveau atteint.

Dois-je mettre toutes mes certifications ?

Mettez celles qui servent le poste visé et les plus récentes. Un CV qui liste dix certifications sans lien avec l'annonce dilue l'essentiel. Adaptez la sélection à chaque candidature.

Vous hésitez encore sur la certification à passer ? Notre comparatif TOSA, ENI ou ICDL et notre fiche sur la certification CLOE vous aident à choisir.

Quiz express : vrai ou faux ?3 questions pour vérifier que tout est clair. Répondez « Vrai » ou « Faux », puis découvrez l’explication.
1Sous 351 points au TOSA Excel, on peut écrire « certifié TOSA » sur son CV.VraiFaux

Faux. En dessous, on reçoit une attestation de passage, pas un certificat : il faut écrire « attestation ».

2On peut mentionner une formation pas encore terminée sur son CV.VraiFaux

Vrai. À condition d'écrire clairement « en cours » et la date d'examen prévue.

3Un employeur peut faire confirmer par ETS un score TOEIC passé il y a 4 ans.VraiFaux

Faux. ETS ne confirme les scores que pendant 2 ans après le test.

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